MANU CHAO / JEUDI 27 JUILLET / 21H-23H10


Un jour ici, l’autre là. De Barcelone à Buenos Aires. De Budapest à la Bretagne, Galice, Rodez, Napoli . De l’Australie à l’Italie en passant par le Chili, Bresil, Venezuela, Colombie. Manu Chao, ce n’est plus une surprise, ne s’arrête jamais. Il parcourt le monde, de petites salles en grandes scènes, devant 500 ou 70 000 spectateurs. Depuis 2009 et la sortie de son double album live, Baionarena, pourtant, les nouvelles se faisaient rares. C’est au cours d’une escale à Paris, et juste avant d’embarquer pour l’Inde, qu’il s’est posé un instant pour faire le point, au moment où ressortent tous ses disques chez Because Music.

Affuté, tout en énergie, dans la vie comme en concert. Il est bondissant, réactif, toujours en action. Mais il sait aussi se poser, prendre du recul. Et faire preuve d’un certain humour. « Jouer en formation réduite, ça nous permettait de savoir si, au bout de tout ce temps, on était ou pas de bons musiciens, lance-t-il le sourire aux lèvres. Et je le dit en toute modestie, je me considère seulement maintenant comme un vrai musicien. Ce que j’ai découvert aussi, c’est qu’on a un bon répertoire de chansons ! On n’est pas trois ou quatre sur scène, on est 500, 5000, ou 50 000. Tout le monde les connaît, où que l’on joue. » À chaque sortie, c’est la même idée qui prédomine : « On cherche à faire une vraie fête populaire. Les chansons sont faites pour ça. » Et à prendre du plaisir autant qu’en donner. « C’est le but du jeu. »

Aujourd’hui La Ventura, demain sans doute Radio Bemba. En attendant un prochain album ? « J’ai plein de nouvelles chansons en stock, je suis en permanence en création, mais de là à parler d’un album, c’est encore trop tôt. Pour le moment, je ne sais pas trop où ça va me mener. » En trois clics sur son ordinateur qui ne le quitte jamais, on a la chance d’entendre quelques bribes, quelques notes de musiques, quelques chansons.

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