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En 2018, les amis de toujours s’apprêtent à publier leur troisième album,
Super 8. Comme cette vieille caméra qui fixe les souvenirs heureux, le disque
éponyme est un carnet de douze morceaux déroulant ces infusions qui ont nourris la
sève des deux producteurs. Des sons aux émotions, jusqu’aux paysages. “Nous
sommes à l’image de notre générations, nous sommes faits de tout”, avancent les
garçons. Que l’on écoute All The Way Down, où la voix rauque suintante d’envie de
Taneisha Jackon dessine les contours d’un cabaret funk d’un faubourg de
Philadelphie, que l’on voltige sur les basses compressées de Night Time, là où le
rappeur Beat Assaillant nous commande de vivre en canaille fière, que l’on vire vers
Ce que l’on veut, déroutante balade où l’on aperçoit sous une nuit claire un “océan
opale” depuis la longue vue du chanteur Tim Dup, joliment grimé en Christophe de la
belle époque.

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